Mis à jour juillet 2026
Locataire ou bailleur : à qui revient la facture de serrurerie en 2026 ?
Une clé qui casse dans le cylindre un dimanche soir, une serrure qui grippe après dix ans de service, une porte forcée pendant les vacances : trois situations, trois réponses différentes à la même question — qui paie ? À Alfortville comme dans le reste du Val-de-Marne, la répartition des frais de serrurerie entre locataire et bailleur reste l'un des sujets qui génère le plus de litiges en fin de bail, souvent faute d'avoir posé les bonnes questions au bon moment.
En 2026, les règles n'ont pas changé de fondement : elles reposent toujours sur un décret de 1987 et sur la distinction entre entretien courant et vétusté. Ce dossier fait le tri, point par point, avec les textes officiels à l'appui — et ce que cela implique concrètement quand un serrurier à Alfortville intervient chez vous.
Entretien courant et clés perdues : la part du locataire
Tant que le bail court, le locataire assume ce que la réglementation appelle les réparations locatives. Pour la serrurerie, le périmètre est défini noir sur blanc : le décret n°87-712 du 26 août 1987, toujours en vigueur en 2026, classe parmi ces réparations le graissage des serrures et verrous de sécurité ainsi que le remplacement de petites pièces ainsi que des clés égarées ou détériorées. Autrement dit, refaire une clé perdue, remplacer un cylindre abîmé par l'usage quotidien ou entretenir une crémone qui commence à durcir relève du locataire, pas du propriétaire.
Service-Public.fr le confirme dans sa fiche dédiée : l'entretien courant des serrures — graissage, petites pièces, confection d'une nouvelle clé perdue ou abîmée — est à la charge du locataire pendant toute la durée du bail. Le réflexe utile avant d'appeler un artisan : relire son état des lieux d'entrée pour vérifier le nombre de clés remises et l'état de la serrure constaté à l'arrivée.
Vétusté et force majeure : quand le bailleur reprend la main
La bascule se joue sur l'origine de la panne. Lorsque les réparations sont occasionnées par la vétusté ou la force majeure — un mécanisme simplement usé par le temps, un équipement en fin de vie — elles sont à la charge du propriétaire bailleur, et non du locataire. Une serrure d'origine qui rend l'âme après quinze ans dans un appartement de Saint-Maur-des-Fossés n'a pas à être remplacée aux frais de l'occupant.
En pratique, le point de friction est la preuve. Un rapport d'intervention précisant la cause de la défaillance (usure du mécanisme, pièce cassée par manipulation, dégradation extérieure) est votre meilleur allié pour discuter avec le bailleur ou l'agence. Exigez-le systématiquement : un professionnel sérieux décrit toujours ce qu'il a constaté avant de facturer.
Porte fracturée après cambriolage : assurance d'abord, plainte ensuite
Troisième scénario, le plus pénible : l'effraction. Dans un logement loué, une porte fracturée ou une serrure cassée lors d'un cambriolage ne se règle ni comme de l'entretien courant ni comme de la vétusté : le locataire doit contacter son assurance habitation, qui lui indique la marche à suivre selon son contrat. Attention toutefois : la garantie vol n'est pas incluse dans toutes les formules — on la trouve généralement dans les contrats multirisques habitation — et une clause d'inhabitation peut exclure l'indemnisation après une inoccupation prolongée du logement.
Côté démarches, porter plainte est gratuit et les services de police ou de gendarmerie sont obligés d'enregistrer la plainte ; une pré-plainte en ligne est possible lorsque l'auteur du vol est inconnu, ce qui permet de gagner du temps avant de passer au commissariat. Que l'on habite près des bords de Seine à Choisy-le-Roi ou en centre-ville d'Alfortville, l'ordre des opérations reste le même : sécuriser provisoirement l'accès, photographier les dégâts, déclarer à l'assureur, déposer plainte.
Devis, facture, garantie : vos protections face au dépanneur
Qui que soit le payeur final, le cadre du dépannage à domicile protège le client. Pour une intervention de serrurerie, le professionnel doit annoncer avant de commencer son taux horaire et ses frais de déplacement, remettre un devis avant toute intervention et fournir une facture dès que la prestation dépasse 25 € TTC. Les pièces remplacées bénéficient d'une garantie minimale de 3 mois, et l'artisan doit vous proposer de conserver l'ancien matériel — un moyen simple de vérifier qu'une pièce prétendument morte l'était vraiment.
Deux points souvent ignorés méritent d'être connus. D'une part, un dépannage conclu par téléphone ouvre en principe un droit de rétractation de 14 jours, sauf intervention urgente exécutée immédiatement — d'où l'intérêt de bien qualifier l'urgence sur le devis. D'autre part, dans un logement achevé depuis plus de 2 ans, les travaux d'entretien profitent d'une TVA réduite à 10 %, condition que le client certifie sur le devis ou la facture. Un locataire de Thiais comme un bailleur de Villejuif a donc intérêt à vérifier la ligne TVA avant de signer.
Sur le terrain à Alfortville : deux interventions en images
Ces deux photos, prises lors d'interventions réelles dans le secteur, illustrent les deux faces du sujet. La première montre une porte bordeaux équipée d'un bouton laiton et de sa serrure, remise en état après une effraction : c'est typiquement le cas où l'assurance habitation du locataire pilote la prise en charge, plainte à l'appui. La seconde montre le côté intérieur d'une porte blindée avec sa crémone multipoints verticale : un mécanisme robuste, mais dont les points de verrouillage réclament justement ce graissage régulier qui incombe au locataire.
Le message à retenir : entretenir coûte toujours moins cher que remplacer. Une crémone multipoints suivie régulièrement vieillit bien ; négligée, elle finit en remplacement complet — et en discussion tendue sur la vétusté au moment de l'état des lieux de sortie.


Locataire, vous payez l'entretien et les clés ; bailleur, vous assumez la vétusté ; et après un cambriolage, c'est l'assurance qui mène la danse. En cas de doute sur votre situation — ou de porte qui refuse de s'ouvrir sans attendre l'arbitrage — un diagnostic honnête et un devis clair avant toute intervention font la différence. À Alfortville et dans les communes voisines du Val-de-Marne, une question suffit : appelez le 01 76 91 91 55.